ALICE – PREMIÈRE – KRYSTIN VER LINDEN

Le premier acte est interminable, je me demandais où le film pouvais bien aller pour sortir de cette impasse vue et revue. Heureusement le premier acte démarre fort, en renversant de manière très intéressante l’intégralité du récit. A partir d’ici, tout s’accélère, et même si l’on passe par des discours thematiquement très bourins, on est pris par l’intensité grandissante. Finalement très grossier, mais plaisant sur sa plus grande partie. Keke Palmer porte clairement le film, même si elle n’est pas toujours bien dirigée.

Par Paul

GOD’S COUNTRY – PREMIÈRE – JULIAN HIGGINS

Je ne sais pas où me placer par rapport à ce film. C’est très beau et bien filmé, bien interprété et monté. Tout est visuellement compréhensible et efficace. Ce qui me gêne, ce sont les hésitations du scénario. Jamais l’on ne comprend exactement de quoi veut parler le film, et dans les moments où le but nous apparait, on le trouve exagéré. Le film est largement porté par ces 20 dernières minutes, glaçantes au plus au point, et résolvant un conflit que j’ai jugé trop éparpillé. A voir quand même.

Par Paul

PEACE IN THE VALLEY – COMPÉTITION – DIR.TYLER RIGGS

Peace in the Valley démarrait très bien, durant la première demi-heure, le film arrive à trouver un rythme, propose pas mal de bonnes choses au niveau de la mise en scène, de la construction de ses plans et du sound design. Il arrive aussi à se démarquer des nombreux films qui portent sur les tueries de masse au États-Unis en ne s’attardant absolument pas sur les faits mais en ne parlant que de ceux qui restent. C’est avant tout un film sur le deuil et la gestion de celui-ci. Malheureusement le film n’arrive pas à assumer son sujet et tombe un peu à plat. Beaucoup d’éléments restent très peu approfondis, voire pas du tout, on tourne en rond et le film patine dans son manque de développement. Et c’est dommage car techniquement le film est bon mais il pèche au niveau du traitement de sa thématique. Il n’arrive pas à dégager les émotions qu’il devrait dégager et on reste passif en tant que spectateur.

Par Louis

Stay awake – Première – Jamie Sisley

Nombreuses sont les œuvres qui s’aventurent sur le terrain de l’addiction, rares sont celles qui adoptent le point de vue des personnes qui prennent soin des malades, premiers témoins des dégâts de la dépendance. Ici, deux frères luttent quotidiennement pour tenter d’extraire leur mère de ce cycle infernal, jusqu’à rester éveillés la nuit pour la prendre en charge. Du fait de l’inertie du système médical et de l’absence d’un père, l’existence des deux frères est vouée à l’assistance à leur mère addict aux médicaments, les condamnant à cesser de poursuivre leurs rêves. Malgré une considérable volonté de secourir leur mère, ils perdent pied. Jamie Sisley nous propose ainsi un premier long-métrage poignant et thérapeutique quant à sa propre histoire. La sobriété de son film n’annule pas pour autant sa dimension émotionnelle, soutenue par le jeu d’acteur de Wyatt Oleff et Fin Argus, dont la relation à l’écran est saisissante et exemplaire. Une sublime manière d’énoncer les dynamiques de la fraternité qui se renforce en s’unissant face aux épreuves difficiles.

Par Anna

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