WAR PONY – COMPÉTITION – DIR. GINA GAMMELL ET RILEY KEOUGH

Produit du travail acharné de Gina Gammell et Riley Keough, War Pony respire l’authenticité. Avec le plus grand soin, les co-réalisatrices ont tourné leur premier film dans la réserve indienne de Pine Ridge au Dakota du Sud, dont une poignée de comédiens sont originaires. L’immersion et la fidélité à la réalité du quotidien de la communauté à qui appartiennent ces terres sont ainsi garantis. Explorant les troubles sociaux et financiers de cette réserve à l’apparence paisible, l’intrigue alterne entre les points de vue de deux personnages au moyen de transitions fluides et parfaitement maîtrisées. L’un se fait dévorer par son envie prématurée de devenir un homme alors qu’il n’a que 12 ans, cédant à l’innocence. L’autre, à 23 ans, souhaite mettre à profit ses capacités pour exister malgré les difficultés. Le deuil, la famille, la drogue et la criminalité, et la quête de soi guident le propos d’un long-métrage au mérite indéniable.

Par Anna

SCRAP – COMPÉTITION – DIR. VIVIAN KERR

Ce qui pèche énormément avec Scrap c’est son intrigue et ce qu’il veut aborder. Le fond du film est assez plat et il est très difficile de se sentir concerné par ce qu’il raconte. Et malheureusement la forme ne rattrape rien non plus, basique au possible, avec certes quelques tentatives au niveau de la mise en scène et du montage dans la toute première partie du film, mais qui sont vraiment très maladroites dans leur réalisation. La direction artistique vraiment « kitsch » et artificielle n’aide pas vraiment non plus. Au final rien de mal à dire sur le film de Vivian Kerr, juste qu’il n’y a rien de très intéressant qui se passe à l’écran durant ces 1h45.

Par Louis

BLOOD – PREMIÈRE – DIR. BRAD ANDERSON

Dans son message vidéo avant la projection, le réalisateur indique que Blood n’est pas un film d’horreur comme les autres. Et pourtant, le film est un métrage américain lambda, réalisé par quelqu’un sachant faire ce genre de choses à la perfection. C’est magnifiquement impersonnel. Un peu rageant, étant donné que je m’attendais à quelque chose de plus violent et viscéral (le film est bien sur très propre et censuré dans tous les sens). Ça reste divertissant et effrayant grâce à quelques fulgurances (je pense notamment à la scène du chien), mais Blood est un énième film qui se noie dans la masse. Personne ne va s’en souvenir.

Par Paul

BLOOD - PREMIĒRE - Dir. Brad Anderson
BLOOD - PREMIÈRE - Dir. Brad Anderson

AT THE GATES – PREMIÈRE – DIR. AUGUSTUS MELEO BERNSTEIN

À ce jour ma plus grande surprise du festival. At The Gates est le premier film d’Augustus Meleo Bernstein, qui nous promet ici une belle et grande carrière. Tout droit sorti de la lignée Parasite – La Cérémonie – The Housemaid, le film est malin dans sa mise en scène de la tension. Il instaure un malaise quasiment constant, poussant le spectateurs dans l’incertitude et l’incompréhension des personnages. Le film a aussi la chance de mettre en scène des acteurs excellents, et surtout ce duo Miranda Otto/Ezekiel Pacheco, tous les deux absolument marquants. La longue standing ovation était méritée, bravo à toute l’équipe, le réalisateur peut être fier de lui.

Par Paul

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