Réalisateur : William Brent Bell

Casting : Isabelle Fuhrman, Julia Stiles, Rossif Sutherland

Genre : Horreur

Pays : États-Unis

Sortie : 2022

Synopis : Esther revient ! La saga terrifiante se poursuit dans cette préquelle palpitante. Après avoir orchestré une brillante évasion d’un établissement psychiatrique, Esther se rend en Amérique en se faisant passer pour la fille disparue d’une famille aisée. Mais, face à une mère prête à tout pour protéger sa famille, son plan va prendre une tournure inattendue. Il vous reste beaucoup de choses à découvrir sur Esther…

Elle est bel et bien de retour ! Elle avait terrifié pas moins de deux générations en 2009. Dans le film Esther de l’ingénieux Jaume Collet Serra, où cette jeune orpheline âgé de neuf ans (du moins en apparence) s’installait chez les Coleman, une famille ordinaire dont le couple attristé par la fausse couche de la mère de famille Kate (Vera Farmiga) avait décidé d’adopter. C’est ainsi que la douce et bien éduquée Esther prenait place dans ce foyer chaleureux, hélas, péripéties, mensonges et révélations allaient s’en suivre, et la jeune fille se révélait enfaite être une adulte manipulatrice d’une trentaine d’années échappée d’un hôpital psychiatrique. C’est donc à partir de ces éléments là que le prequel est construit.

Cette fois ci réalisé par William Brent Bel (The Boy & The Boy 2), nous retrouvons Leena Krammer (de son vrai prénom) dans un hôpital psychiatrique après avoir commis quelques crimes. Elle trouvera le moyen de s’échapper (en laissant quelques cadavres derrière elle) pour usurper l’identité d’une jeune fille disparue depuis quatre ans nommé Esther Albright ce qui la conduit en Amérique où elle retrouve sa prétendue famille et ses parents Tricia et Allen.

Isabelle Fuhrman, toujours aussi bluffante.

Et donc que vaut ce prequel ? Et bien justement, cette notion de prequel est toujours un risque et une fausse bonne idée, même si elle permet d’approfondir le passé des personnages, ou de mettre en scène des éléments ou événements évoqués dans les films d’origines, la conclusion de l’intrigue est déjà connue. Néanmoins Esther 2 surprend là ou on l’attend le moins. Même si tout se qui se met en place pour éviter une redit du film original se casse la figure pour aboutir à un climax désastreux, et ridicule alors que jusque-là le film se débrouillait vraiment bien !

Isabelle Fuhrman, pour commencer est toujours aussi épatante, bien que physiquement la crédibilité soit a remettre en cause (elle à 25 ans et est censée jouer le même personnage plus jeune de quelques années), son jeu est électrisant, chaque scène où elle prend un faux air de jeune fille parfaitement innocente est bluffante. William Brent Bel a vraiment su capter l’étendue de son actrice. L’entrée en scène de Fuhrman à l’hôpital psychiatrique en premier lieu avec cette photographie terne, ce jeu de clignotements de lumières où une psy s’apprête à passer un mauvais quart d’heure est remarquable. Brent Bel va droit au but et filme son évasion avec dynamisme et sauvagerie.

Esther 2 possède un casting convaincant.

Ce deuxième opus passe très vite et ne souffre d’aucune longueur, ou d’incohérences comme on aurait pu le redouter. Le film possède une partie « familiale » intéressante avec une dualité entre Esther et la mère Albright (Julia Stiles est étonnante dans le personnage) qui s’installe et fait la force de ce prequel. Même si certaines choses sont prévisibles ou déjà vus, Esther 2 est un prequel correct, loin de la catastrophe qu’on pouvait redouter. Bien entendu Jaume Collet Serra avait mis la barre très haut à tous les niveaux, ce First Kill (de son titre original) est doté de nombreuses bonnes idées qu’on espéraient pas, et malgré son final bâclé, qui fout tout en l’air en quelques minutes pour rester cohérent avec le film de 2009, c’est un divertissement de genre tout a fait regardable. Un film surprenant, avec une tête d’affiche bluffante qui prolonge habilement le mythe sur la diabolique Esther.


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